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20.06.2009
Le Paradis au Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte
Le Paradis au Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte
Le Paradis dans l’ancienne cokerie du Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte suit une approche totalement différente des parcs et jardins traditionnels. Il y a plus de 100 ans, la famille Röchling fit construire les premières batteries à coke tout près des hauts-fourneaux, à l’endroit où se trouve aujourd’hui le jardin de culture industrielle. La faune et la flore de l’époque a dû céder la place au monde des machines avec son feu, sa fumée et sa poussière. Lorsque les machines s’arrêtèrent, la nature reprit peu à peu possession de son ancien domaine. Ce processus commença il y a 25 ans, au moment même où l’usine sidérurgique de Völklinen cessa son activité. Pendant toutes ces années, la faune et la flore ont pu se développer en toute tranquillité entre les constructions de l’usine, sans aucune influence ou même présence humaine.
Habituellement, les parcs et jardins étaient réalisés à l’image du pouvoir et de la magnificence de la noblesse. Au XIXe siècle, de plus en plus de bourgeois enrichis commencèrent à imiter la noblesse en mettant en place des jardins et parcs privés, signe de leur richesse.
À l’ère industrielle apparurent de nouveaux centres urbains, vers lesquels afflua un grand nombre de personnes à la recherche de travail. Là aussi, les grands bourgeois de la ville firent construire des grands parcs à l’effigie de leur richesse. Dans les villes, ces parcs et jardins étaient des lieux de rencontre permettant « de se voir et d’être vu ». Mais ils constituaient aussi des îlots verts où les ouvriers venaient se reposer de la poussière, de la saleté et du bruit. Sous ce point de vue, tous les grands parcs et jardins publics du monde entier témoignent de la culture industrielle.
Le Patrimoine Culturel Mondial Völklinger Hütte a su saisir cette chance extraordinaire et a créé un « Paradis » accessible à l’homme, où la faune et la flore côtoient les vestiges de l’ancienne cokerie. Ce cosmos forme un équilibre fascinant qui se doit d’être conservé pour les générations à venir. Car le « Paradis » - jardin de culture industrielle, oasis verdoyant au coeur d’un site sidérurgique – permet de découvrir de très près cet équilibre palpitant, cette réconciliation entre l’industrie et la nature.
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