l'Afrique

Au XIXe siècle, la chasse aux têtes et les rituels liés au crâne sont attestés aussi bien chez les peuples et anciens royaume des côtes de l’Afrique occidentale, p. ex. chez les Fanti et les Ashanti au sud du Ghana ou au royaume du Dahomey (actuel Bénin), que chez les tribus du Nigéria, du Togo et du Cameroun. L’amputation de la tête symbolisait le triomphe sur l’adversaire, la victoire sur les guerriers ennemis et leur souverain.

Les têtes et crânes ainsi ramenés en butin constituaient des trophées qui ornaient les façades des maisons ou étaient présentés sur les autels. Les crânes servaient également à la fabrication d’instruments de musique : les tambours constitués d’un crâne sans sa mâchoire inférieure ou les trompettes réalisés à partir d’une mâchoire inférieure étaient emportés lors des expéditions guerrières pour effrayer l’ennemi.

Selon la croyance, la force et l’esprit de l’ennemi abattu continuaient à vivre dans sa tête, son crâne, sa mâchoire inférieure ou ses dents. Des rituels permettaient de les contrôler et de se les approprier. Dans d’autres parties de l’Afrique, au Gabon, au Congo ou à Madagascar, des rites tribaux célébraient le culte du crâne.


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